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Avec sa sculpture "Le Romancier", Jean-Marc Dubreuil s'attaque au mythe de l'inspiration, de l'écriture, d'une certaine façon du génie humain et de ses aspects religieux. En effet, son "romancier" est un mannequin anonyme, immobile qui évoque un peu certaines des statues qui étaient autrefois mises dans les églises où l'introduction d'une pièce de monnaie provoquait un mouvement de remerciement, le plus souvent un mouvement de la tête d'avant en arrière comme pour remercier. Ici, l'introduction d'une pièce de monnaie dans le socle provoque l'écriture d'une page d'un roman infini (cf ci-dessous deux de ces opages). La nécessité d'introduire une pièce de monnaie, outre son évocation religieuse, celle du veau d'or par exemple, démontre aussi la vénalité de l'art. L'art n'est pas gratuit qui demande à ses spectateurs de participer à son financement. Mais en retour, celui-ci obtient une œuvre d'art unique, numérotée et dont il a la pleine propriété.

 

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